Les policiers du Groupe Mobile d’intervention sont formés depuis dimanche par des officiers de la police civile de la Monuc, venus de Kinshasa. C’est la 7e session de formation que la Monuc organise à l’intention des policiers de Mbandaka. Malgré cela, la population dénonce toujours le comportement « brutal » des policiers, note radiookapi.net
Selon la population, les policiers sont toujours impliqués dans des actes de pillage, de viol et d’autres comportements répréhensibles. Le commissaire Tessy Marcelin, un des formateurs, explique l’objectif de ces formations à répétition. « On maintient l’ordre et on les rétablit quand il est troublé. C’est pour cela que nous sommes venus leur dispenser les techniques spécifiques, légales, déontologiques et pratiques pour gérer les manifestations et permettre aux libertés publiques de s’exercer, pour que les citoyens se sentent dans leurs droits, et que lorsqu’ils débordent, ils puissent être contenus légalement et judicieusement. C’est pour les spécialiser dans le domaine de la gestion de foule, qu’elle soit hostile ou calme. Donc, le policier devient professionnel désormais. Il n’aura plus à tirer sur les manifestants, ni à faire usage de son arme à feu sur eux. Il n’aura qu’à se servir de son bâton, son sifflet, son bouclier, au plus des grenades. Le policier démocratiquement formé introduit dans une société démocratique, n’a pas besoin d’utiliser son arme à feu pour faire face à une manifestation. Soit il l’encadre pour maintenir l’ordre, soit il la disperse pour rétablir l’ordre. »







