Depuis plus de deux ans, le territoire de Kutu, à 200 kilomètres de la ville de Bandundu, est coupé du monde extérieur, faute des voies de communication. Conséquence, les paysans ne trouvent pas de preneur de leurs produits, rapporte radiookapi.net
« Je ne sais plus payer les études de mes enfants, ni payer leurs soins de santé. Mes produits agricoles pourrissent dans la maison, faute de preneur», s’est plaint un cultivateur de ce territoire. D’après ce cultivateur, des tonnes de café, de maïs, de manioc, des ignames d’arachides moisissent à Kutu. Ce territoire est devenu enclavé, après la destruction de toutes ses voies d’accès. Depuis plus de deux ans, les transporteurs n’y passent donc plus. Les paysans de la contrée sont découragés à produire plus. Ils lancent un appel aux opérateurs économiques de faire tout pour venir leur acheter les produits champêtres et s’engagent à s’impliquer eux-mêmes dans l’entretien des routes.







