Dans un communiqué du mardi 04 mars, ces groupes Maï-Maï dénoncent les violations du cessez-le-feu et le renforcement des troupes du CNDP dans certaines localités. Ce qui constitue selon eux, une menace sérieuse du processus de paix, rapporte radiookapi.net
Les groupes Maï-Maï Kasidiens, le Vurondo et le Kifuafua, signataires de l’acte d’engagement pour la paix dans le Kivu, viennent de suspendre leur participation aux travaux de suivi de la conférence sur la paix. Ils se disent victimes d’exclusion dans la gestion du programme Amani. D’autre part, ils accusent le facilitateur du gouvernement chargé de la mise en place des organes de suivi de la conférence d’être partial dans sa collaboration avec des groupes armés signataires de l’acte d’engagement.
Selon le porte-parole de ce groupe Maï-Maï, Didier Bitaki, leur retour sur la scène du processus de paix est conditionné au règlement de toutes ces questions précitées. Ils exigent aussi la libération sans condition de tous les Maï-Maï détenus arbitrairement dans plusieurs cachots, du pays. Toute fois, ces Maï-Maï se disent disposés à maintenir les contacts avec la facilitation internationale.
Didier Bitaki, porte-parole des groupes Maï-Maï : « L’acte d’engagement, spécialement en ces articles 3, 4 et 5, dit ceci : nous devons nous abstenir de tout propos de nature à inciter la haine ou alors à proférer des menaces contre les uns et les autres, afin de ne pas remettre en cause le processus de paix. Mais nous, nous avons fait l’objet de menaces, nous sommes traités d’impolis, et de je ne sais quoi ! En deuxième lieu, l’acte d’engagement prévoit que, nous devons éviter tout nouveau recrutement, toute hostilité possible. Nous allons constater que, dans l’acte d’engagement, on disait même que les détenus pour délits d’opinion où appartenance à des mouvements insurrectionnels devraient bénéficier directement d’une liberté conditionnelle. Mais, ils sont toujours à Kinshasa, pour la simple raison qu’ils sont Maï-maï. A ce niveau là, nous avons dit, c’est inacceptable. Il faudra que nous puissions nous retirer pour éviter le pire qui a pris au pied, nos prédécesseurs. »
Pour le CNDP, le gouvernement doit tenir compte des revendications de ces groupes Maï-maï. Il souligne qu’aucun signataire de l’acte d’engagement ne peut être exclu du processus. Au sujet des accusations des Maï-maï sur le renforcement des troupes CNDP dans certaines localités du Nord-Kivu, le porte-parole militaire du CNDP, Séraphin Mirindi, dit que son mouvement est prêt à répondre à toutes ces allégations, si les preuves lui sont fournies.







