Les membres du gouvernement étaient en séminaire jeudi à Kinshasa. Il était question de les sensibiliser sur l’intégration régionale. Ministres et Vice-ministres devraient savoir, au cours des travaux, ce que la RDC gagne en étant dans la C.E.E.A.C, la communauté économique des Etats d’Afrique Centrale, qui ouvre d’ailleurs un sommet lundi prochain à Kinshasa. “Ces dix dernières années, la RDC a connu un retard dans l’intégration à cause des conflits “, c’est ce qu’a déclaré jeudi matin Antipas Mbusa Nyamwisi, chef de la diplomatie congolaise. Radiookapi.net donne ici les objectifs de la C.E.E.A.C.
Lors de sa création, la CEEAC s’est fixé pour but de « promouvoir et renforcer une coopération harmonieuse et un développement équilibré et autonome entretenu dans les domaines de l’activité économique et sociale, [...] en vue de réaliser l’autonomie collective, d’élever le niveau de vie des populations, d’accroître et de maintenir la stabilité économique, de renforcer les étroites relations pacifiques entre ses membres et de contribuer au progrès du continent africain ».
Le Traité de la CEEAC, entré en vigueur le 18 décembre 1984 et fonctionnel depuis 1985, a d’abord constitué pour les Etats membres un cadre approprié pour promouvoir l’intégration économique et le renforcement de la confiance entre eux. C’est bien plus tard que la CEEAC a élargi sa vision de l’intégration pour y inclure la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la sous-région. En effet, en juin 1991, un séminaire fut organisé à Yaoundé au Cameroun pour arrêter des propositions concrètes et approfondir la réflexion sur les voies et moyens de promouvoir la confiance, la sécurité et le développement en Afrique Centrale. A l’issue de ce séminaire, un document final recommandait la création, sous les auspices des Nations Unies, d’un Comité consultatif permanent chargé des questions de sécurité. La CEEAC est cependant restée inactive entre 1992 et 1997. Pendant cette période, sept de ses Etats sur onze ont connu des crises au point de rendre l’organisation sous-régionale inopérante.
Dans son optique de développement des capacités sous-régionales de paix et de sécurité, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, réunie à Yaoundé au Cameroun le 25 février 1999, a décidé de créer un mécanisme de promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique Centrale. Le 24 février 2000, la Conférence a effectivement adopté le Protocole relatif à l’établissement du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale, le COPAX.







