Procès Maheshe, "Protection Internationale" s'inquiète de la communication entre les accusés et la cour

Des observateurs internationaux présents à l’audience du procès de mercredi sur l’assassinat du journaliste Serge Maheshe ont réagi. C’est le cas de l’ONG “Protection International” qui dénonce un certain nombre d’irrégularités qui, selon elle, font que le flou persiste autour de ce procès, note radiookapi.net

Sophie Roudil, point focal de l’ONG “Protection Internationale” au niveau de l’Afrique, évoque le problème de la langue utilisée par les membres de la cour militaire, qui est différente de celle que parlent deux condamnés dans cette affaire: « Il y a un problème au niveau de la question de la traduction, parce que tous les débats ont tourné autour des déclarations de Freddy et Matwasila qui ne comprennent pas le français et s’expriment en swahili. Les débats sont en français. >Et donc, quand on leur pose une question, évidemment, le magistrat, le 1er président de la cour, ou bien l’avocat la leur pose en swahili. Mais ensuite, tous les débats qui ont lieu autour de leur déclaration, entre les avocats et la cour, ou le ministère public, sont en français. Donc, ils ne peuvent pas suivre. Et, par conséquent, lorsqu’on les réinterroge ensuite, ils n’ont pas le contexte de ce qui s’est dit avant. Ce qui est extrêmement grave et qui peut les amener à des confusions et à des mauvaises compréhensions. »