Ce conflit surgit après l’installation le week-end dernier, de trois chefs coutumiers dans la collectivité de Lubuya Bera par le bourgmestre de la commune de Lubunga. Le chef de cette collectivité dénonce la poursuite de violation de son espace territorial dans la périphérie de la ville par différentes autorités communales, sans aucun acte juridique, rapporte radiookapi.net
Le chef de collectivité Michel Batutulu Kalonda s’explique : « On cherche encore des troubles. Qu’est-ce que Lubuya Bera a fait ? C’est un piège qu’ils tendent. On en a assez. Tout ça, c’est un piège. Comment ? Ils veulent que nous nous fâchions, qu’il y ait des troubles et pour qu’après, ils m’en rendent responsable. Ils savent ce qu’ils font. Ce qui nous préoccupe, c’est la propriété de cette terre. Nous ne voulons pas que nos enfants et nos frères souffrent. Que les autorités fassent bien attention. Nous ne sommes pas opposés à la commune, mais on attend le découpage. Même si on érige la 7e commune, nous ne refusons pas, mais avec des documents juridiques, dans l’ordre.
Pour sa part, le bourgmestre adjoint de la commune de Lubunga affirme que ces quartiers appartiennent bel et bien à sa commune. Il souligne que la commune de Lubunga s’étend jusqu’à la limite avec les territoires d’Opala et d’Ubundu. Maurice Etukumalo précise sa pensée : « Etant donné que la population elle-même, parce que vous savez bien, c’est une population assez composite, il y a pas que des Bakumu. Il y a des Mongo, des Topoke, des Bambole ; ils n’ont pas vu d’un bon œil comment ont pouvait les mettre sous la coupe de Lubuya Bera qui devrait être constitué par des Bakumu, comme vous le savez de façon traditionnelle. Ce mécontentement a conduit la population à faire pression auprès de nous et nous ne pouvions que faire rapport à la hiérarchie qui devrait décanter la situation. Maintenant que la solution vient d’être trouvée à l’initiative du maire de la ville lui-même, M. Osumaka, qui est venu nous réhabiliter dans nos droits » rnEn conclusion, le maire de la ville, Augustin Osumaka, demande aux uns et aux autres de travailler dans le calme. Ce problème sera tranché par la loi sur la décentralisation qui interviendra d’ici peu, d’après lui.








