Onze jours après le déclenchement de la grève des infirmiers et professionnels de la santé non médecins, la situation reste critique à l’Hôpital provincial de référence de Bukavu. Pour pallier à la crise, la direction de l’hôpital a fait recours à la Croix Rouge qui a mis à la disposition de la formation médicale ses infirmiers et secouristes. Ceux-ci sont débordés et les grévistes radicalisent leur mouvement, rapporte radiookapi.net
Aux soins intensifs comme à la maternité, les témoignages font état de l’absence criante du personnel soignant. Les latrines ne sont plus nettoyées, la buanderie est bloquée. Du côté de la maternité, on enregistre, selon les médecins, un nombre croissant des cas d’accouchement par césarienne, faute d’accoucheuses. Une femme, victime d’une fausse couche raconte: « Je suis venue à la maternité ici, mais faute d’accoucheuses, j’ai fait une fausse couche . J’avais déjà fait 3 jours a l’hôpital de Kadutu, on m’a ensuite amenée ici à l’hôpital général. L’enfant était déjà fatigué dans le ventre. J’ai subi la césarienne, mais j’ai perdu mon enfant, il est né, mort. »
Du côté de grévistes, la position reste inchangée. Au cours d’une assemblée générale tenue mardi dernier, le personnel a décidé de poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction des revendications, a indiqué Germain Kalala Biringwa. Cette position est d’arranger le médecin directeur ad intérim, le Docteur Mapengu qui plaide pour un service minimum. Il déplore les conditions dans lesquelles la grève a été décrétée. « Nous avons pris des effectifs infirmiers de la croix rouge et des secouristes pour nous aider dans le domaine de l’hygiène de l’hôpital. Nous soutenons la grève, mais nous ne soutenons pas les méthodes utilisées », a souligné le Docteur Mapengu.







