Ituri : les FARDC récupèrent à nouveau Kagaba

Le calme est revenu ce samedi dans la localité de Kagaba que les FARDC ont reconquises à nouveau depuis vendredi, la nuit, après avoir défait, selon les sources, les miliciens du nouveau mouvement armé, le FPJC, Front patriotique pour la justice au Congo, grâce à l’appui logistique et tactique de la Monuc, rapporte radiookapi.net

Les troupes de l’armée nationale sont rentrées dans Kagaba avec le soutien des chars et des véhicules blindés de la force de la Mission onusienne en RDC. Selon le commandant a.i de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri, en dépit de leur déroute, les miliciens ont encore tenté plus d’une fois ce samedi d’attaquer les positions loyalistes à Kagaba. Sans succès. Le colonel Nyembo Abdallah ajoute que ces derniers (miliciens) seraient en débandade dans les collines environnantes.

De leur côté, les miliciens disent s’être plutôt retirés de la localité. Leur chargé des opérations, Adirodu Mbadu, reconnaît la présence des FARDC à Kagaba, mais déclare avoir intimé l’ordre à leurs hommes de se retirer par « respect aux unités et engins de la Monuc » qu’ils auraient aperçus au front. Adirodu Mbadu n’exclut pas la disponibilité de son mouvement d’engager un dialogue avec les forces gouvernementales en vue d’une cessation des hostilités.

Toutes les deux parties, FARDC et FPJC, se réservent de donner le bilan exact des combats qui les opposent depuis hier vendredi.

Des ONG contre la reprise des hostilités

Le Réseau des associations des droits humains de l’Ituri, Radhit, dénonce pour sa part la reprise des hostilités dans la collectivité de Walendu Bindi entre les FARDC et la nouvelle milice FPJC. Dans un communiqué publié vendredi, cette plate-forme déplore le déplacement massif de la population et les difficultés des organisations humanitaires à fournir une aide d’urgence aux déplacés, faute de sécurité.

Par ailleurs, le coordonnateur de Radhit appelle les deux parties à privilégier la voie du dialogue. « Nous recommandons au gouvernement de prendre d’abord langue avec le nouveau groupe armé pur qu’on sache ce qu’il veut, et aux groupes armés, nous recommandons d’être prêts à toutes les initiatives de paix. Nous avons crainte que les tous les jeunes gens qui ont été démobilisés et sont réinsérés dans la vie civile, et qui ont commencé des projets de développement, ne puissent regagner le maquis et prendre les armes », a souligné Gilbert Tandia.