Reprise depuis quelques semaines du trafic des munitions de guerre dans le District de Mai-Ndombe au Bandundu. Le Commissaire de district Amundala Médard qui confirme cette nouvelle à radiookapi.net, pense que ces munitions proviennent de la 1ère Région Militaire à Kikwit, seule ville où l’on trouve encore des soldats, les stocks d’armes et munitions ainsi que d’Ilebo dans le Kasaï Occidental.
L’autorité de District du Maï-Ndombe affirme que ceci ressort des rapports qui lui ont été envoyés par les administrateurs de territoires de Kiri et d’Oshwe. Ces derniers s’inquiètent du braconnage qui s’opère ce derniers temps dans leurs territoires. Les villageois utilisent les armes et munitions de guerre pour abattre les animaux. Des munitions de guerre ont d’ailleurs été trouvées auprès de certains villageois de ces secteurs, note-t-il. Toujours d’après les dits rapports, les deux administrateurs des territoires affirment que ces munitions proviennent de la 1ère Région militaire à Kikwit et d’Ilebo dans le Kasaï occidental. Contacté, le commandant de la 1ère Région militaire, le général Constant Ndima confirme que le trafic de munitions existe bien dans cette partie de la province. Il précise qu’au mois d’avril dernier, une tripartite a été tenue à Bandundu-ville, entre les provinces du Bandundu, de l’Equateur et du Kasaï Occidental au sujet de ce trafic de munitions dans le Maï-Ndombe. Selon toujours le commandant de la 1ère région militaire, des mécanismes avaient étés préconisés pour mettre fin à cette circulation d’armes, mais faute de moyens pour faire des contrôles sur terrain, ces mesures sont restées lettres mortes. Il déclare toutefois, qu’aucune preuve reliant directement sa région militaire a ce trafic n’a encore été fournie.







