Kinshasa : la fondation « Femme Plus » s'oppose aux pratiques des mutilations sexuelles

En marge de la journée internationale de lutte contre les mutilations génitales célébrée le 6 février, la directrice provinciale de l’ONG « Femme Plus », Thérèse Omari, déclare que les mutilations sexuelles constituent une voie de propagation du VIH/SIDA, rapporte radiookapi.net

MmeThérèse Omari exhorte également les victimes à dénoncer ces actes, afin d’assurer leur prise en charge : « Nous faisons d’abord l’accompagnement psychologique. Ensuite, nous les aidons à faire le dépistage. Et si le résultat est positif, la personne entre dans les critères d’éligibilité comme bénéficiaire de l’organisation. En cette journée, nous demandons aux pratiquants de la mutilation d’arrêter cette méthode parce qu’elles ont des conséquences inimaginables. Et aux victimes, nous leur demandons de s’assumer, de partager et dénoncer les auteurs de ces mutilations . »

Cette journée est célébrée chaque année, afin d’attirer l’attention des décideurs et du public, sur le phénomène de l’excision qui fait partie de mutilations génitales ou sexuelles. Cette décision fait suite à la conférence du Comité inter africain de lutte contre les pratiques néfastes, à la santé de la femme et de l’enfant (CIAF), tenue à Addis Abeba en février 2003. L’ONG « Femme Plus » s’occupe aussi de la prise en charge des femmes victimes du VIH/SIDA.