C’est le thème d’une conférence-débat organisée samedi par le Groupe de presse « Le Potentiel » en collaboration avec International Crisis Group et l’Institut panafricain de Relations internationales et stratégiques, sur la paix au Kivu. Radiookapi.net revient sur l’essentiel des résolutions de cette rencontre.
Le premier intervenant Arthur Kepel de International Crisis Group a axé son adresse sur l’avenir des groupes armés et les contentieux communautaires à l’Est. Pour ce chercheur, il n’y aura pas de paix au Kivu tant qu’on n’ aura pas résolu les questions de fond et les causes profondes telles que les réconciliations communautaires. Concernant les opérations conjointes de rapatriement des FDLR, il doute que ces opérations réussissent en 21 jours, aussi longtemps qu’elles ne seront pas accompagnées d’un processus DDRRR.
Le deuxième intervenant, le professeur Kibanda se demande si les ressources naturelles constituent un atout ou un handicap pour le processus de paix à l’Est. C’est un atout si le Congo veut inscrire ses richesses dans une stratégie de développement national. Sans quoi, ces richesses vont constituer un handicap aussi longtemps que ceux qui cherchent à les contrôler utiliseront tous les moyens pour en prendre possession.
Enfin, le dernier intervenant, le professeur Philippe Biyoya a mis un accent sur les perspectives stratégiques pour qu’il y ait la paix à l’Est. Selon lui, si c’est la pauvreté qui est à la base de la guerre, il faut créer l’économie. Si ce sont des multinationales qui dérangent avec les puissances du monde, il faut avoir une diplomatie conséquente et créer une économie participative. Et il a conclu par cette phrase : « Lorsqu’on annonce la fin d’une guerre, la meilleure des choses c’est de sécuriser la paix »








