L’Avenir : « La session extraordinaire du Parlement incontournable »

Des députes lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire le 15/03/2014 au palais du peuple de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Revue de presse du mardi 17 juin 2014

L’Avenir se penche ce mardi sur la suite des activités parlementaires après la clôture de la session ordinaire de mars. Le journal estime qu’une session extraordinaire s’impose, notamment pour voter les quatre projets de loi déposés par le Gouvernement au bureau de l’Assemblée nationale, et permettre ainsi à la commission électorale de respecter le calendrier des élections urbaines, municipales et locales prévues pour 2015.

Tout le monde s’attendait, à l’occasion de la clôture de la session de mars, à une déclaration fracassante des présidents Aubin Minaku de l’Assemblée nationale et Kengo wa Dondo du Sénat annonçant la convocation de la session extraordinaire du Parlement, le dimanche 15 juin 2014, écrit l’Avenir.

Ceci, explique le confrère, parce que l’opinion avait en tête les quatre projets de loi déposés dernièrement par le Gouvernement au bureau de l’Assemblée nationale, ainsi que quelques arriérés législatifs.

Pour le journal, il ne fait aucun doute au regard de toutes ces matières urgentes, le Parlement se doit de se retrouver dans une session extraordinaire, afin non seulement de permettre à la Ceni de vider les arriérés législatifs, mais aussi de se mettre en conformité pour ne pas perturber l’examen de la loi des Finances pour l’exercice 2015.

En dehors des questions électorales, le journal estime également que c’est au cours de cette session extraordinaire, si elle est convoquée, que pourrait être investie le nouveau gouvernement de cohésion nationale.

Toujours au sujet de la convocation de cette session extraordinaire, Forum des As annonce que les députés et les sénateurs sont dans l’expectative.

Les parlementaires désormais partagés entre l’évidence technique d’une session extraordinaire et les impératifs politiques, financiers liés à sa convocation, écrit le journal.

Ni annoncée par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ni encore officiellement sollicitée par le Gouvernement, poursuit le confrère, la session extraordinaire du Parlement suscite des interrogations.

En tout cas, jusqu’hier lundi 16 juin au Palais du peuple, personne n’a donc été en mesure de confirmer la tenue de ces assises.

Cependant, au sein de l’opinion publique kinoise, la convocation d’une session parlementaire extraordinaire demeure irréversible, révèle le journal.

Elle est irrévocable au regard de la matière à traiter. En l’occurrence la loi portant modification de la loi électorale. Car, argumente Forum des As, pendant les trois mois des travaux de la session de mars achevée le dimanche 15 juin, ce projet de loi n’a pas été débattu dans les deux chambres du Parlement.

Pendant ce temps, La Prospérité commente la durée  de l’actuel gouvernement annoncé démissionnaire depuis bientôt 8 mois.

Dans quelques jours, cela fera au total, huit mois de longue attente, écrit le quotidien.

La session de mars est passée. Mais, rien n’a été annoncé, pour couper court aux spéculations en sens divers. Aucune Ordonnance n’a donné le moindre signe de vie, au niveau du gouvernement de cohésion nationale, s’impatiente le quotidien.

Avec le temps qui est passé depuis l’annonce de la formation de ce gouvernement, la Prospérité estime qu’une nouvelle cohésion devrait se construire. La première était construite autour de l’impératif de lutter contre les groupes armés dont le M23 qui a été vaincu en novembre dernier.

Autour de quoi serait alors construite cette cohésion nationale ? Autour de la menace occidentale contre la santé physique des Institutions de la République, répond le quotidien.

Loin du M23, des Groupes armés et de toutes les autres créatures étrangères dans l’Est de la RDC, commente la Prospérité, l’épée de Damoclès des envoyés spéciaux, y compris celle de certains ambassadeurs, reste suspendue sur Malumalu et consorts, tant que les conditions posées n’auront pas été rencontrées

Le débat sur la fermeture de l’assemblée provinciale de l’Equateur fait aussi la une de certains journaux.

La Prospérité croit savoir qu’on se dirige vers le déblocage. Il en veut pour preuve cette déclaration du ministre de l’Intérieur qui a affirmé que les travaux de cette assemblée provinciale seront rouverts «dans les prochains jours».

Richard Muyej s’est ainsi exprimé à l’issue d’une réunion qu’il a eue, au palais du peuple, avec le président de l’Assemblée nationale, les députés nationaux originaires de l’Equateur et les députés provinciaux de cette province.

Aux revendications de ses interlocuteurs, révèle le journal, Richard Muyej a soutenu qu’ils ont posé un problème qui avait déjà sa solution.

Il ne reste plus qu’à décider de la levée de la mesure de suspension des activités de l’assemblée provinciale, a soutenu le ministre.

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