Cinq
militaires du Groupe spécial pour la Sécurité présidentielle (GSSP) ont été condamnés
mercredi par le Tribunal militaire de Kisangani. Cinq ans de servitude pénale principale et
renvoi définitif de l’armée, peines requises par défaut à l’endroit de deux éléments en
fuite. Tandis que les trois autres qui ont comparu publiquement pendant trois jours écopent
d’une peine de 12 mois de servitude pénale principale, rapporte radiookapi.net. Ces soldats
avaient molesté la bourgmestre de la Tshopo en mars dernier.
Ces cinq éléments
étaient poursuivis par l’auditorat militaire pour trois infractions: outrage à l’autorité
supérieure, arrestation arbitraire, et violence faite au dépositaire de l’autorité de
l’Etat. Le ministère public avait requis cinq ans de servitude pénale principale pour tous
les prévenus.
Après délibération, le tribunal a retenu des circonstances atténuantes
parce que c’est pour la première fois que ces soldats comparaissent devant la justice et ils
se trouvaient en plein exercice de leurs fonctions. Ainsi, cinq ans d’emprisonnement par
défaut et renvoi définitif de l’armée ont été retenus à charge des deux militaires en
fuite. Ils doivent également payer une amende de 40 000 Fc. Les trois qui ont comparu
écopent de 12 mois de prison et d’une amende de 30 000 Fc. La partie civile n’a pas demandé
de dommages et intérêts. La RDC accusée par le ministère public a été acquittée dans cette
affaire.
Pour rappel, les soldats ont attaqué et molesté la bourgmestre de la
commune de la Tshopo le 26 mars dernier. L’autorité communale supervisait les travaux
d’assainissement, non loin de la résidence présidentielle.








