Kinshasa :les partis politiques exigent la loi sur leur financement par l’Etat avant le référendum constitutionnel

Ils ont exprimé ce vœu à la

Commission électorale indépendante à l’occasion d’une réunion de concertation tenue le

samedi 10 septembre 2005. Mais radiookapi.net précise cependant qu’il s’agit des partis

absents dans les institutions de la transition.

Pour ces formations politiques,

l’adoption et la promulgation de la loi portant financement par les pouvoirs publics des

partis doivent se faire avant le référendum constitutionnel.
rn« Si les

partis politiques ne sont pas financés, le référendum sera boycotté », a prévenu à ce

sujet, Rémy Tshipamba, président de l’Union sociale et libérale du Congo. S’adressant à

radiookapi.net, ce dernier a révélé d’autre part que dès la semaine qui commence ce 12

septembre, ils vont rédiger une pétition qui sera signée par tous les partis politiques non

partie prenante dans les institutions actuelles pour faire entendre leur voix.

De son

côté, le président de la Commission électorale indépendante, l’abbé Apollinaire Malu Malu,

soutient la revendication des partis politiques. « La Commission électorale indépendante,

comme les partis politiques, appelle de ses vœux la loi sur le financement public des partis

politiques », a-t-il déclaré. Cependant, pour le président de la CEI, il serait de bonne

politique de prendre une deuxième loi pour réguler l’utilisation du fonds public mis à la

disposition des partis afin d’éviter que celui-ci le soit à d’autres fins.
rnPar

contre, l’abbé Malu Malu s’oppose catégoriquement à l’idée de financement ou d’assistance

des partis politiques et de leurs délégués par la Commission électorale indépendante. En

effet, certains partis politiques avaient souhaité que leurs témoins auprès de la CEI soient

pris en charge par cette dernière. « Nous tomberions sous le coup de la subordination des

témoins. Les témoins des partis politiques qui viennent à la CEI pour surveiller les

opérations doivent le faire en toute indépendance », s’est-il justifié.