Province Orientale : des éléments du Gssp passent à tabac un policier à Kisangani

Il s’agit du commandant du sous commissariat de Maleke.

L’incident a eu lieu le jeudi 08 septembre dernier, indique radiookapi.net

Selon la

victime, six éléments du Groupe spécial de la sécurité présidentielle (Gssp) ont fait

irruption dans son bureau. Sans aucune explication, ils l’ont ligotée et l’ont passée à

tabac. Acheminé et détenu au camp Tekele, le policier sera relâché après l’intervention de

ses chefs.

« Je me sens très mal, j’ai été battu dans mon bureau, ligoté et

humilié devant la population civile », raconte l’infortuné.

C’est après qu’il

apprendra qu’il est accusé d’avoir incité les villageois à porter la main sur un élément du

Gssp.
Le policier a rejeté cette accusation tout en reconnaissant les militaires de cette

unité spéciale d’être auteurs des exactions contre la population dans cette

contrée.

Pour sa part, le commandant du Gssp Kisangani, le major Youssouf, a nié

avoir déployé des éléments du groupe au poste de Maleke. Celui-ci ne constituerait pas,

a-t-il déclaré, un coin stratégique.

Donc, selon le major Youssouf, les auteurs des

exactions dénoncées et des voies de fait sur le policier seraient des éléments

incontrôlés.
L’inspection urbaine de la police boyomaise a rejeté elle aussi ces

allégations. Selon cette source, il existe bel et bien une barrière érigée par les

militaires du Groupe spécial de la sécurité présidentielle à Maleka, dans la périphérie de

Kisangani.
Une action est en cours pour la transmission du dossier à l’auditorat

militaire.