Sud-Kivu : la Monuc émet sur une radio mobile pour le retour des rebelles rwandais des FDLR

C’est par sa section de désarmement, démobilisation

et de rapatriement des combattants étrangers (DDRRR) que la Mission des Nations Unies au

Congo multiplie des appels aux combattants hutu rwandais pour leur rapatriement, indique

radiookapi.net

C’est au moyen d’une radio mobile que la Monuc a intensifié cette

sensibilisation. A Bunyakiri la campagne a duré trois jours. « Ici radio DDRRR de la

Monuc.Notre travail est de vous rapatrier sans armes au Rwanda de manière volontaire et en

toute dignité… ». Telle est la substance du message diffusé par cette radio mobile à

l’intention des rebelles hutu dispersés dans les vastes forêts de ce territoire du Sud-Kivu,

à une centaine de kilomètres, au Nord-ouest de Bukavu.

Trois langues sont utilisées

pour ce faire : le kinyarwanda, le swahili et le français. Après avoir arrosé un secteur

pendant trois jours d’affilée, la radio se déplace pour un autre avec le même message. Mais

les destinataires de cette campagne semblent ne pas être pressés de renter au Rwanda. Un

officier des FDLR a déclaré mercredi dernier qu’ils attendaient la mise sur pied d’un comité

international de suivi avant leur rapatriement. Par ailleurs, plusieurs sources concordantes

affirment que le commandant des combattants rebelles rwandais, le major Franck, serait prêt

à résister avec la dernière énergie à toute action d’un retour forcé dans son pays. Celui-ci

est présentement basé dans la forêt de Ekingi.
rnLa population autochtone a

également pris goût des émissions de la radio mobile de la Monuc. Elle a trouvé en cet

instrument une source d’information et de divertissement. C’est donc avec regret que des

habitants du secteur où la radio a émis voient celle-ci quitter pou aller diffuser dans un

autre.

« Nous nous voudrions à ce que cette radio soit écoutée ici, parce qu’ici

à Bunyakiri, nous n’écoutons aucune autre radio locale, la population d’ici est informée par

des radios étrangères », a expliqué un habitant de Bunyakiri.