C’est M. Arend Kouwenaar, représentant résident du Fonds monétaire international en République Démocratique du Congo qui a fait cette suggestion que rapporte radiookapi.net
Pour M. Kouwenaar, les institutions de la transition devraient réduire certaines dépenses non prioritaires afin de dégager quelque chose au profit des enseignants. Il a suggéré notamment, la réduction des voyages des membres de ces institutions et de leurs frais de mission, le rationnement de la consommation du courant électrique et de l’eau dans les lieux publics.
« C’est ne pas la solution idéale, mais ça peut dégager quelque chose et donner un bon exemple à la population qu’au plus haut niveau de l’Etat, il y a un effort pour réduire le train de vie », a déclaré le représentant résident du FMI en RDC.
rnCelui-ci a mis un accent sur les nombreux voyages qu’effectuent les membres des institutions. A ce sujet, Arend Kouwenaar a révélé s’être entretenu avec le président de la République, Joseph Kabila sur cette question. Le chef de l’Etat lui a donné des assurances quant à son intention de réduire les missions des membres du gouvernement en donnant lui-même l’exemple.
Par ailleurs, le représentant de cette institution financière internationale a indiqué que le FMI et la Banque mondiale sont attentifs aux besoins sociaux de la population congolaise. C’est pourquoi ils recommandent au gouvernement congolais d’en tenir compte dans l’élaboration du Budget 2006. « Nous allons travailler avec le gouvernement pour qu’il incorpore ces besoins sociaux et nous sommes prêts aussi à donner un appui », a-t-il indiqué.
La position des institutions de Bretton Woods est bien reçue au Parlement. Mais on estime au Palais du peuple qu’il faut aussi tenir compte de la difficulté à réduire les dépenses publiques dans un pays qui sort de la guerre. «C’est un terme récurrent dans le discours du Parlement de transition depuis 2003. A chaque examen de la loi budgétaire, le parlement a toujours attiré l’attention sur la nécessité de réduire le train de vie de l’Etat, de réduire d’une manière générale les dépenses publiques tout en prenant en compte la difficulté qu’il y a à réduire ces dépenses publiques dans un pays qui sort de la guerre et doit gérer la situation post conflit et en même temps travailler à la reconstitution de l’unité de l’administration, des entreprises publiques, de l’armée et des services de sécurité », a expliqué Lambert Mende, rapporteur du Sénat.
rnSelon lui, des dispositions auraient déjà été prises pour diminuer les voyages des parlementaires et réduire de moitié leurs frais de mission.








