Kisangani: tension à l’Inspection provinciale de la police

Officiers suspendus, d’autres arrêtés, quelques bureaux scellés, méfiance entre policiers, tel est le climat qui prévaut à l’inspection provinciale de la police depuis le retour du général Ignace Mongendjo Nduki dans la capitale de la Province Orientale, constate radiookapi.net. L’Inspecteur provincial de la police, lui, dénonce les irrégularités dans sa juridiction.

L’inspecteur provincial de la police a regagné Kisangani le 16 décembre dernier, après huit mois d’absence. Le général Ignace Mongendjo Nduki était officiellement rappelé à Kinshasa pour consultation. Selon certaines sources à la police, il serait rentré à son poste à Kisangani sans l’aval de l’Inspection générale de la police.

A son retour à Kisangani, il aurait refusé de recevoir son intérimaire et certains officiers qui voulaient lui présenter des civilités. Le 20 décembre, lorsqu’il débarque à l’Inspection provinciale, le général force la porte du bureau du directeur des Renseignements avant de le sceller et d’ordonner la suspension de ce responsable.

Ce n’est pas tout. Le médecin superviseur de la police est mis aux arrêts pendant 48 heures selon des témoignages. Il a été ensuite contraint de procéder à la remise et reprise avec un infirmier. La trésorière de l’Inspection provinciale de la police est à son tour suspendue après plusieurs menaces, toujours d’après des témoignages. Cette série d’actes a créé un climat de méfiance au sein de la police.

Pour sa part, le général Mongendjo explique qu’il a regagné son poste sur ordre du ministre de l’Intérieur. Il a promis de s’expliquer prochainement au sujet des arrestations et de la fermeture de certains bureaux.