Trois jours après sa promulgation, l’application du nouveau texte constitutionnel fait l’objet d’un débat. Dans le chef-lieu du Katanga, certains acteurs politiques pensent que la constitution est d’application immédiate. D’autres soutiennent qu’elle le sera après les élections générales car le pays est encore géré par la constitution de la transition, rapporte radiookapi.net
Chacun des hommes politiques du Katanga a son interprétation des dispositions constitutionnelles. Au RCD par exemple, la nouvelle constitution entre en vigueur tout de suite. « Je crois que toutes les provinces doivent désormais commencer à retenir tout l’argent, à récupérer les 40% des recettes et à n’envoyer à Kinshasa que les 60%. Je crois que le ministère de l’Intérieur doit prendre certaines dispositions transitoires, mais les provinces doivent déjà bénéficier de ces 40% qui leur sont reconnus par la Constitution», soutient Mumba Gama, secrétaire général du RCD.
Au PPRD, parti de Joseph Kabila, on pense tout à fait le contraire. Pour Tshikez Diumu, vice-gouverneur en charge de l’Economie et des Finances et cadre du PPRD, les 40% de recettes ne peuvent pas être retenus à la source pour le moment. Selon son entendement, le budget de l’Etat 2006 n’a pas été élaboré sur base des 40%. Il faut un petit temps, dit-il. Le vrai débat pour ce membre du PPRD est de savoir ce que les provinces font de cet argent. Il faut, renchérit-il, que l’Assemblée nationale statue sinon les provinces vont prendre l’argent sans savoir comment l’utiliser.
Pour leur part, des observateurs indépendants pensent que le dialogue est nécessaire entre les acteurs politiques. Ceux-ci doivent vulgariser suffisamment le texte pour éviter des conflits éventuels.








