L’eau potable: abondance à Mbuji-Mayi, pénurie à Mbandaka

L’eau coule désormais au robinet de près de 5 000 familles des refoulés du Katanga vivant au site de Tshibombo, au Kasaï-Oriental. La Regideso, entreprise nationale de fourniture d’eau potable, y a inauguré ce jeudi un nouveau réservoir d’eau, après 15 ans d’interruption. Pendant ce temps, à Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur, les abonnés recourent aux puits et à l’eau du fleuve depuis plus d’une semaine. La Regideso ne fournit plus d’eau suite à une panne du groupe électrogène qui alimente son usine de traitement, constate radiookapi.net

Environ 5 000 familles des refoulés du Katanga ont accédé à l’eau potable. Elles n’en ont jamais bénéficié depuis leur arrivée en 1992. La Regideso a construit 4 citernes d’une capacité de 50 m3 chacune. Ces citernes alimentent cinq bornes fontaines. Ainsi, 60 litres d’eau coûtent à 500 Fc, alors qu’à la cité, un bidon de 5 litres se vend à 200 Fc.

A l’époque, la population devait parcourir une dizaine de kilomètres en brousse pour atteindre la rivière la plus proche. « En tant que mère, je transporte chaque jour un bidon de 10 litres à la rivière Nzaba en effectuant dix kilomètres en aller-retour. Quelle est la quantité à boire, comment préparer la nourriture? Nous sommes très contentes d’avoir cette eau», dit Marguerite Kamwanya, une habitante de Tshibombo.

Invités à la cérémonie d’inauguration, les abonnés ont saisi l’opportunité pour évoquer le problème de la surfacturation et l’irrégularité dans la fourniture d’eau.

Du coté de Mbandaka par contre, la pénurie d’eau persiste depuis près d’une semaine. La Regideso ne distribue plus de l’eau à ses abonnés suite à une panne technique qu’a connue son groupe électrogène. Par conséquent, les habitants du chef-lieu de l’Equateur recourent aux eaux du fleuve et des puits. Et du coup, les propriétaires des puits réalisent des recettes. Le seau d’eau est vendu à 50 voire 100 Fc.