Un incendie qui serait d’origine criminelle a ravagé le bâtiment de la prison centrale mercredi dans l’après-midi. Bilan: d’importants dégâts matériels et deux prisonniers portés disparus d’après le directeur de la prison. Des militaires sont accusés d’avoir incité les prisonniers à mettre le feu sur le bâtiment, rapporte radiookapi.net
Selon M. Bayizire, directeur de la prison centrale de Bukavu, deux détenus ont réussi à s’enfuir lors de l’incendie. Le premier est un élément de la garde présidentielle qui aurait été emmené par ses collègues au moment de la panique, toujours d’après le directeur de la prison. Le second est un capitaine des FARDC condamné à perpétuité. Pour l’instant, les responsables de la prison n’ont pas de nouvelles de ces deux fugitifs.
Les dégâts matériels sont importants : les bureaux, les documents qu’ils contenaient ainsi que le mobilier ont été détruits par le feu. En revanche, les cellules sont restées intactes.
L’incendie s’est déclaré vers 16 heures locales lors de la paie des détenus militaires, a indiqué le directeur de la prison. Mais certains militaires n’ont pas reçu leur solde. Mécontents, ils auraient incité les prisonniers à semer le désordre. Ils auraient pour ce faire recouru aux machettes et aux autres outils pour détruire le bâtiment et tenter de s’évader. Alors, le feu a gagné l’édifice.
Des éléments de la police militaire ont intervenu et sorti certains militaires soupçonnés d’être les instigateurs du drame. C’est à cette occasion que certains prisonniers se seraient évanouis dans la nature. L’incendie a été maîtrisé grâce au concours des camions citernes de la Monuc.







