L’Archidiocèse de Kananga au Kasaï-Occidental exige le retrait de la candidature de l’abbé Rigobert Banyingela. Mgr Mukeng–a-Kalond, archevêque de Kananga l’a dit ce jeudi 13 avril au cours d’une messe solennelle à la pro-cathédrale Saint Clément à Kananga. Pour le prélat, l’abbé court le risque de grandes sanctions canoniques s’il ne renonce pas à son engagement politique, rapporte radiookapi.net
C’est dans une courte déclaration faite pendant une messe que l’archevêque de Kananga a exigé de l’abbé Banyingela le retrait pur et simple de sa candidature à la prochaine présidentielle. Pour le président de la conférence épiscopale du Kasaï, ce geste (Ndlr : le dépôt de candidature par l’abbé) n’engage que son auteur et nullement l’autorité hiérarchique moins encore l’Eglise de Kananga. Ce geste, rappelle-t il, transgresse les lois de l’Eglise catholique et la décision de la Conférence épiscopale nationale du Congo en matière d’activités politiques pour les prêtres et ce, conformément au canon 285. D’après ce canon, il est interdit aux prêtres de remplir des charges publiques qui exigent une participation active à l’exercice du pouvoir public. Et au prélat de menacer : « Si ce geste n’est pas immédiatement retiré, il met son auteur en situation irrégulière et l’expose aux grandes sanctions canoniques»
L’abbé Rigobert Banyingela séjourne actuellement en Belgique. Il y a plus de deux semaines, il avait déclaré que son évêque ordinaire l’avait autorisé de déposer sa candidature sans en apporter la preuve.








