Bilan des patrouilles à Bukavu

Dix jours après le lancement des patrouilles mixtes FARDC-Police -Monuc, les avis des habitants et responsables des quartiers touchés par l’insécurité sont partagés, constate radiookapi.net

Le quartier Muhungu est l’un des plus touchés par l’insécurité. Il se situe non loin du camp militaire Saïo. C’est là que le 31 mars 2006 des hommes armés en uniforme ont attaqué une maison en pleine nuit et abattu deux personnes. Des patrouilleurs y sont présents, jour et nuit. «La Monuc et nos soldats ( Ndlr : les FARDC) assurent bien la sécurité. Et je suis certain que ça va donner des fruits car depuis le début de ces patrouilles, les voleurs n’ont plus d’accès. On n’entend plus des cris de détresse la nuit. Et si tout cela continue, ce sera une bonne chose», témoigne un habitant.

Pour Jonas Mutiki, bourgmestre de la commune d’Ibanda, la situation est calme, mais beaucoup reste à faire : «Il y a une accalmie relative. Pour le moment, on ne sait pas confirmer que cette accalmie va durer, notamment dans le quartier Ndendere où l’on a ramassé des tenues militaires abandonnées. Cela ne suffit pas. Pour nous, l’essentiel est de mettre la main sur ces malfaiteurs»

A Kadutu, une autre commune troublée, les habitants souhaitent que les patrouilles couvrent tous les quartiers. «Les patrouilleurs ne se limitent qu’au carrefour de Kadutu, ils ne montent pas jusque-là haut à Tshimpunda où l’insécurité bat son plein. Mais dans les coins sous patrouille, ça va très bien», nuance un autre habitant.

Les habitants souhaitent que ces mesures de sécurité soient durables. L’appui de la population consistera à dénoncer par exemple des bandes de malfaiteurs auprès de l’autorité, affirment-ils.