Panique ce matin à Isiro, ville située à 560 kilomètres au nord-ouest de Kisangani, en Province Orientale. Des coups de feu ont été entendus au centre ville. Ils ont été tirés par des militaires candidats à l’intégration. Ces derniers voulaient venger l’un des leurs arrêté la veille par des éléments de l’auditorat militaire, rapporte radiookapi.net
La population d’Isiro s’est réveillée ce mercredi matin sous des coups de feu. Ceci a semé la panique. Les magasins et les boutiques sont restés fermés au centre ville. «Très tôt matin, des militaires sont allés à l’auditorat militaire récupérer leur collègue arrêté depuis mardi matin. Ils ont tiré en l’air et ont réussi à sortir leur collègue du cachot. Les soldats de l’auditorat militaire ont riposté. Il s’en est suivi un échange des tirs entre les deux camps. C’est ce qui a créé une panique générale», a raconté un habitant.
Selon le capitaine Jean-Pierre Banyongi, auditeur militaire de la garnison d’Isiro, les candidats à l’intégration ont commencé à commettre des actes de vandalisme. «J’ai dû faire arrêter l’un d’eux. Ce matin, ses collègues se sont réunis et ont décidé d’attaquer ma résidence et l’auditorat militaire», a-t-il affirmé.
Toujours d’après l’auditeur, le calme est revenu dans la ville et la situation est maîtrisée. Pour l’instant, les dispositions sont en train d’être prises pour mettre la main sur les insurgés.







