Violations des droits de l’homme en RDC : bilan mi-figue mi-raisin en 2005

Selon un rapport de la division des Droits de l’homme de la Monuc présenté mercredi 10 mai à Kinshasa, les violations de droits de l’homme à grande échelle ont sensiblement diminué en RDC pendant la période d’avril à décembre de l’année passée. Par contre, ces violations ont continué du côté des forces de sécurité en général et des FARDC en particulier pour la même période. A ce sujet, le rapport fait quelques recommandations au gouvernement pour mettre fin à l’impunité et exhorte aussi les partis politiques à intégrer la dimension des droits de l’homme dans leurs programmes respectifs.

Fernando Castanon, directeur de la division des Droits de l’homme de la Monuc, demande au gouvernement d’appliquer la tolérance zéro vis-à-vis des militaires qui ont ordonné, commis et exécuté des violations des droits de l’homme. Les juges militaires gradés devraient être affectés dans les zones où le taux de ces violations est élevé. Les tribunaux devraient bénéficier de la pleine coopération des services des renseignements militaires, recommande-t-il.

Le directeur de la division des Droits de l’homme propose de mettre un terme à la réaffectation des militaires soupçonnés d’avoir commis des violations des droits de l’homme. «Les libertés d’expression et d’association devront être garanties par le gouvernement. Il ne devrait pas y avoir aucune menace ni attaque contre ceux qui expriment librement leurs opinions», souligne-t-il.

Enfin, la division des Droits de l’homme de la Monuc demande aux candidats aux élections de montrer leur engagement quant au respect des droits de l’homme en intégrant le volet des droits de l’homme dans leur programme politique. Les partis politiques devraient aussi prôner publiquement les vertus de la non violence dans la course électorale, conclut M Castanon.