Kisangani: des magistrats sans domicile

Une dizaine de magistrats sont descendus mercredi dernier dans le site où sont bâties les maisons de l’Etat qui leur étaient destinées à l’origine pour tenter de les récupérer. Malheureusement, ces habitations sont occupées aujourd’hui par d’autres personnes. Pour leur part, les responsables provinciaux de l’habitat rappellent que personne ne peut se prévaloir des maisons de l’Etat sans passer par eux, rapporte radiookapi.net

Les magistrats nouvellement affectés à Kisangani estiment que leurs résidences sont illégalement occupées par des particuliers. Aussi ont-ils décidé de rentrer dans leurs droits en chassant ceux qu’ils appellent des occupants irréguliers. « Nous venons d’arriver pour prendre les charges qui sont les nôtres. Mais nous sommes pratiquement dans la rue, ridiculisés dans des hôtels… Pourtant, les maisons que nous devons occuper sont louées soit en partie soit totalement par des particuliers, alors que les maisons du domaine public de l’Etat ne peuvent être cédées en location aux particuliers qui ne sont pas des agents de l’Etat. On se demande ce qu’on va faire exactement des magistrats», explique l’un des concernés.

La plupart des occupants de ces maisons sont en possession d’un contrat de bail signé par les responsables de la division de l’Urbanisme et Habitat. Ceux-ci estiment que personne ne peut s’arroger le droit d’occuper une maison de l’Etat sans passer par eux. «Il n’appartient pas à un autre service de se substituer au service de l’Urbanisme pour déloger ceux qui occupent une maison de l’Etat. Quand on veut acquérir un logement, il faut s’adresser au service de l’Urbanisme», précise Blaise Pascal Mungindu, chef de division de l’Urbanisme.

Pour leur part, les magistrats attendent poursuivre leur mouvement de déguerpissement forcé jusqu’à obtenir gain de cause.