Une pénurie alimentaire frappe Dilolo

Les ménagères de Dilolo ne savent sur quel pied danser. Les denrées alimentaires sont devenues rares dans les marchés de cette cité de la province minière du Katanga. La population de la place attribue cette pénurie à l’interruption depuis quelques jours du trafic ferroviaire entre la cité et Lubumbashi, la principale source d’approvisionnement en produits de première nécessité, rapporte radiookapi.net

La situation dure depuis un mois. La farine de maïs, le poisson salé et les fretins, entre autres, ont presque disparu des boutiques et marchés de Dilolo. Même chose avec les produits pharmaceutiques. Ce qui explique le prix prohibitif des rares denrées disponibles à la consommation. Selon le président de la société civile de la place, l’abbé Sabul Kapend, une mesure de la farine de maïs qui se vendait à 280 francs congolais il y a un mois, coûte à ce jour 500 francs. Un verre de sucre ou de sel qui revenait à 100 francs est passé pendant la même période à 150.
Du côté des produits pharmaceutiques, ce sont surtout les antibiotiques et les antipaludéens qui sont devenus hors de la portée des gagne-petit. Ceux-ci n’ont d’autre choix que de recourir aux produits traditionnels pour se soigner.
rnFace à cette situation, les habitants de Dilolo n’ont les yeux tournés que vers la ville de Lubumbashi d’où viendra le salut. Eric Kabongo Mulembayi, directeur commercial de la Sncc (Société nationale de chemins de fer du Congo) a affirmé que des marchandises à destination de cette cité traînent encore dans les dépôts de la gare au chef-lieu de la province. Et d’après la même source, le programme prévoyait le départ, samedi, d’un train de Lubumbashi à Dilolo.