Au Bas-Congo, tous les plis de vote sont arrivés au niveau des CLCR. Les bureaux de vote sont redevenus des salles de classe, à la grande joie des élèves et écoliers. Cependant, le chemin de l’école n’est pas chose aisée pour tous les enfants. Ceux de Manzi par exemple, village situé à des dizaines de kilomètres de la cité d’Inga, sont obligés de faire près de 30 kilomètres à pied pour atteindre leur école. radiookapi.net a accompagné certains de ces écoliers.
Lenie Matondo a 5 ans. Elle est en 1ère année primaire. Petite bouteille d’eau sur la tête, sac au dos, elle est en route pour l’école. Mais voilà. La fillette est obligée de se lever chaque matin à 5 heures pour se rendre à l’école. Après trois heures de marche, elle y est. Mais l’école commence à 7 h 10. Lenie est en retard de plus d’une heure. Elle a parcouru plus de 25 kilomètres à pied. Comme si cela n’était pas suffisant, quatre chevrons sur lesquels est suspendue une petite toîture sert de classe pour Lenie. Ruisselant de sueur, elle s’assied sur une brique parce qu’il n’y a aucun banc dans ce qui lui sert comme salle de classe.
Quand il pleut, Lenie et ses camarades arrêtent de suivre les enseignements pour aller s’abriter quelque part. Il n’y a aucun mur pour protéger ces enfants d’intempéries.
Quant à savoir ce que Lenie Matondo espère du futur président de la RDC, d’une petite voix qui traduit la fatigue, elle répond : «Je souhaite qu’il construise pour moi une école non loin de chez moi.»








