Les agents de la société nationale de chemins de fer /Goma, au Sud-Kivu, ont protesté mardi contre ce qu’ils considèrent comme une occupation illégale d’une partie du port public de cette entreprise. Ils accusent certains services publics de complicité dans ce qu’ils considèrent comme une spoliation de leur patrimoine, rapporte radiookapi.net
Deux embarcadères privées sont actuellement en construction, juste à côté du quai du port public de la ville de Goma, signalent ces agents. Ce qui a mis le personnel de la SNCC/Goma dans tous leurs états. La manifestation de mardi a été dirigée contre la Régie des voies fluviales (RVF), accusée d’avoir vendu une partie de l’ouvrage à des privés.
“ Ils ont pris tout le port, 500 mètres de part et d’autre. Il ne nous reste que 30 mètres environ et un bâtiment. Nos bateaux ont du mal à accoster. Tout cela est orchestré par la RVF. Alors que sa mission est de draguer le sable au niveau des ports, cette entreprise s’est substituée en vendeuse des terrains, cela nous étonne ”, a expliqué Joseph Ngolu, leur délégué syndical.
Mais, selon les responsables de la RVF, la Société nationale de chemins de fer n’a rien à réclamer, étant donné qu’elle ne dispose d’aucun titre de propriété sur l’espace querellé.
rnDirecteur adjoint de cette entreprise sur place, Sebineza explique: “La spoliation ne peut exister que du moment où il est établi que l’espace appartient à la SNCC et que quelqu’un d’autre est en train d ’y construire. Jusqu’à prevue du contraire, le site n’est pas une propriété de cette société. ”
Monsieur Sebineza reconnaît toutefois que son bureau a été contacté par des opérateurs économiques disposant des documents en bonne et due forme, qui attestent qu’ils sont propriétaires de l’espace en question. Selon lui, la RVF ne s’est limitée qu’à leur offrir son expertise.
Contacté, l’un des opérateurs économiques concernés déclare avoir obtenu l’autorisation d’exploitation de cette partie du port sur base d’une simple demande à la division de Transport et communications. Cependant, les responsables de la division concernée ont pour leur part promis de rencontrer les différentes parties concernées pour négocier une solution à l’amiable. Entre temps, les agents de la SNCC menacent d’entrer en grève si, dans trois jours, la solution à ce problème n’est pas trouvée. En attendant, les travaux de construction de deux quais privés se poursuivent.








