Trois fosses communes ont été découvertes mardi dernier dans un camp militaire des Forces armées de la RD Congo, à Bavi, non loin de Gety, en Ituri, dans la Province Orientale. Une trentaine de corps, des hommes, femmes et enfants, disparus depuis trois mois, y auraient été enterrés, rapporte radiookapi.net
Cette découverte a été faite par la Monuc et l´auditorat de la garnison de Bunia, après une enquête initiée en août dernier par les deux structures. Bavi est une localité située au sud du chef-lieu du district de l´Ituri. Selon la division des droits de l´Homme de la Monuc en Ituri, ces fosses communes contiendraient des personnes portées disparues depuis trois mois. A la suite de cette macabre découverte, deux officiers de la 1 ère brigade intégrée FARDC sont déjà arrêtés pour besoin d´enquête. Le 3 octobre dernier, «Justice plus», une ONG de défense de droits de l´homme basée en Ituri, avait dénoncé la disparition d´une trentaine de déplacés de guerre, originaires des villages de Sorodo et de Avegi, aux environs de Gety. Dans un communiqué, cette ONG soupçonnait un groupe de soldats de la première brigade intégrée des FARDC d´être à la base de cette disparition. Pour Godé Mpiana, un des responsables de «Justice plus», la découverte de ces trois fosses est donc venue conforter leurs appréhensions. «Une semaine après la publication de notre communiqué de presse, nous avions eu des informations supplémentaires faisant état de l´exécution de toutes ces victimes. Personne n´y croyait, surtout que les autorités militaires se livraient à des démentis sans fondement», a souligné, l´activiste Mpiana.







