Pas de d’ambiance ce 25 décembre à Butembo au Nord-Kivu. Les habitants déclarent que les moyens font défaut pour fêter. Par contre à Matadi, les croyants se sont rendus au culte sous surveillance policière, a constaté radiookapi.net
Il n’y a pas de réjouissances populaires à Butembo le jour de Noel. Les bars, les bistrots et les cafétérias sont vides, au grand dam des vendeurs. Les gens ne se bousculent pas devant les étalages au grand marché de la ville. Une vendeuse rencontrée déclare que leurs principaux clients sont des fonctionnaires, mais ces derniers n’ont pas d’argent pour s’approvisionner en denrées alimentaires.
Même situation à l’abattoir public. Le nombre de bêtes abattues n’a pas dépassé la moyenne journalière de 30, selon le médecin vétérinaire Kahemba, responsable des statistiques. Ce dernier explique qu’en cette période de fin d’année, la demande est inférieure à l’offre. Les gens ne consomment pas assez de viande par manque d’argent. Cependant, les temples et les églises connaissent une affluence malgré la crise.
Pendant ce temps, à Matadi, dans le Bas-Congo, la célébration de la nativité s’est passée dans le calme. Après les offices religieux de la journée dominicale, certains se sont rassemblés autour d’un verre, d’autres se sont apprêtés pour la messe de minuit. A Mikondo, dans la commune de Mvunzi par exemple, le responsable de la paroisse Saint Gérard a fait appel à la police pour réglementer l’entrée à l’église et éviter tout débordement. Si certains ont apprécié cette mesure, d’autres, surtout les jeunes l’ont jugée inappropriée. « Nous avons le droit d’assister tous à cette messe de minuit dans la discipline», a affirmé l’un des jeunes.
Le même dispositif sécuritaire a été observé à travers la ville. Des patrouilles mixtes police nationale-FARDC ont été organisées pour sécuriser les personnes et leurs biens.








