Ces autorités traditionnelles exigent de la Commission électorale indépendante la prise en charge pour le retour dans leurs localités respectives. La CEI rejette de son côté la responsabilité au gouvernorat de province, rapporte radiookapi.net
Ils sont 15 chefs coutumiers venus des districts de Sankuru et de Kabinda. Ce sont des candidats malheureux à la cooptation à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental. Ce jeudi matin, ils ont assiégé le bureau de la CEI à Mbuji-Mayi. Certains étaient en tenue traditionnelle en raphia ou en peaux de bêtes. D’autres avaient sur eux juste quelques attributs du pouvoir : les uns portaient une toque en peau de léopard, et les autres tenaient en main une canne en ivoire ornée de coquilles. Ils ne demandaient qu’une chose : le retour dans leurs milieux d’origine.
Selon l’un d’eux, chef Kokolo Mami Okita Mvula du territoire de Kataka Kombe, la CEI ne les a pris en charge que pour le logement depuis leur arrivée à Mbuji-Mayi le 31 décembre. Elle n’a pas assuré pas leur restauration.
La division de l’Intérieur au gouvernorat estime à ce sujet que toute la charge du séjour de ces chefs coutumiers incombe à la CEI. Allégation rejetée par le coordonnateur provincial de cette institution, Hubert Tshiswaka. Celui-ci a indiqué que sa «hiérarchie» n’avait pas mis à sa disposition des fonds à cet effet. Il a ainsi promis de prendre contact avec le gouvernorat afin de trouver une réponse à cela.
Pendant ce temps, le gérant de l’hôtel où sont logés ces chefs coutumiers exige le paiement de la facture de deux semaines déjà passées, s’ils veulent réoccuper leurs chambres ce soir.








