Province Orientale : tracasseries militaires à Opienge

Les chefs de groupements d’Opienge, à environ 300 kilomètres à l’Est de Kisangani, dénoncent des tracasseries militaires dont les habitants de cette contrée sont victimes. Des hommes en uniforme seraient responsables de ces tracasseries, rapporte radiookapi.net

Quatre de ces chefs de regroupement se trouvent actuellement à Bafwasende. Ils sont allés solliciter l’intervention des autorités politico-militaires afin de rétablir la libre circulation des personnes et des biens. Au moins 5 barrières sont érigées par des militaires entre Bafwasende et Opienge. C’est ce qu’affirment des voyageurs en provenance d’Opienge. Les passants sont indistinctement rançonnés.

Les notables d’Opienge affirment que les civils continuent à subir la loi des hommes en uniforme. Et ce, en dépit des multiples appels lancés en direction des autorités. La même source souligne que les mouvements des maï-maï dans le secteur ne sont pas de nature à sécuriser les populations. C’est ainsi qu’ils refusent de retourner à Opienge jusqu’à ce les autorités trouvent une solution

Le commandant adjoint du bataillon défense des FARDC basé à Bafwasende affirme que toutes les barrières ont été levées. Néanmoins, le major Guy Okolongo reconnaît la persistance d’une seule barrière tenue par un lieutenant au point kilométrique 232. Selon lui, le bataillon de défense a décidé de dépêcher quelques éléments pour l’arrestation de ce militaire. La décision aurait été prise ce matin au cours d’une réunion.

Quant aux mouvements des maï-maï, le major OKOLONGO dit attendre les instructions de la 9e région militaire pour agir.