Bas-Congo : face à 87 morts, Denis Kalume prévient contre d’éventuels incidents

Le bilan officiel des manifestations du jeudi dans le Bas-Congo est de 87 morts ; dont 16 à Matadi, 26 à Boma, 37 à Muanda et 8 à Songololo. Denis Kalume, ministre de l’Interieur, a expliqué ses instructions pour éviter de tels évènements à l’avenir, rapporte radiookapi.net

Des manifestations ont été provoquées par les adeptes du mouvement politico religieux Bundu dia Kongo. Ils contestaient les résultats de l’élection des gouverneur et vice gouverneur du Bas-Congo.

Le bilan officiel de ces évènements a été présenté par le ministre de l’Intérieur au cours d’un point de presse ce samedi à Kinshasa. Denis Kalume donne des consignes aux acteurs politico administratifs du Bas-Congo pour que ce genre de situation ne se reproduise plus. « Il revient au gouverneur de pourvoir mettre en place un mécanisme de concertation pour aider certains à bien comprendre comment agir conformément à la loi et faire en sorte que la police ne commette pas de bévues. Deuxièmement, il faut qu’une commission d’enquête soit mise en place. Dans cette commission, il faut éviter les intervenants, éviter la police. Du côté des représentants des Bundu, je leur ai dit qu’ils puissent éduquer leurs hommes et leur dire qu’il y a une façon de manifester prévue par la loi. Normalement, vous introduisez la demande, le responsable politico-administratif doit nécessairement vous répondre. S’il répond oui, il doit vous encadrer. Vous organisez les manifestations sur base des tracts qui sont anonymes. Et puis le autres, les petits malins qui n’aiment pas ce pays, organisent aussi des contre manifestations dans l’intention de nuire au pays. Donc, il faut que quand vous voulez manifester, vous puissiez dire : « c’est moi, j’assume, j’irai dans tel itinéraire, j’encadrerai mes hommes jusqu’à tel endroit, je vais présenter mes revendications ». A la police, j’ai déclaré qu’ils étaient sous la responsabilité de l’autorité civile. Qu’ils devaient tout faire sous sa coordination, en respectant la procédure et tout ce qui est prévu par le règlement ».

Une commission d’enquête dirigée par l’auditeur général et le procureur général de la République est mise sur pied. Elle vise à rétablir les responsabilités dans cette affaire.