Ce soldat répond au nom de Ferdinand Asumani Adjako. Agé de 31 ans dont 12 d’ancienneté dans l’armée, il est tombé dans les filets de la Police nationale au moment où il allait livrer la «marchandise» à son client habituel, un braconnier actif dans la région de Lokoro, selon la source, non loin du parc national de la Salonga, rapporte radiookapi.net
L’arme à vendre était un AK 47. Surpris par la police, le soldat est passé aux aveux. « J’ai pris cette arme à Bokala auprès de mes compagnons de la 2e brigade. Je voulais aller la revendre parce que j’étais dans un besoin d’argent. J’allais la revendre à Modero, à qui j’avais déjà vendu une première arme, à 40.000 francs congolais (ndlr, environ 72 dollars américains) », a-t-il déclaré.
De son côté, le présumé acheteur, M. Kabombo Musikini, alias Modero, a nié en bloc les faits portés contre lui. « Je suis dépassé, je me retrouve impliqué dans un problème dont je ne connais ni les tenants ni les aboutissants. C’est quelqu’un que je connais depuis le camp Ngaj. S’il déclare qu’il vient souvent me vendre des armes, où ai-je alors mis ces armes ? », s’est-il défendu. rn rnPourtant, coïncidence, Mme Aimérance Bekombe, une commerçante de la place, venait de porter elle aussi plainte contre le même Modero. Ce dernier lui aurait remis une somme d’argent pour l’achat de munitions de guerre. Les services de renseignement de la police nationale de Mbandaka ont aussi interpellé à ce propos Mme Bekombe pour besoin d’enquête.







