A l’origine de cette affaire, une soirée culturelle organisée à l’occasion de la Journée internationale de la femme à Boende, dans le district de la Tshuapa. Après le spectacle, le procureur de la République de Boende ordonne l’arrestation des actrices. Le Commissaire de district s’oppose. L’affaire est pour l’instant en instruction au parquet de Grande instance de Mbandaka, indique radiookapi.net
Tout est parti d’une saynète présentée par les femmes de Boende. Dans ce spectacle, les actrices ont mis en exergue l’impunité observée sur les viols et autres violations dont les femmes sont objet. Les magistrats et les agents du parquet de Boende se seraient sentis frustrés par cette représentation, selon les témoins. A la fin du spectacle, le procureur de la République ordonne l’arrestation des actrices pour offense à la magistrature.
Mais, le commissaire de district de la Tshuapa, une femme, s’oppose à cette interpellation. Le conflit est donc ouvert entre les deux personnalités. Pour calmer les esprits et remettre de l’ordre, les deux protagonistes sont rappelés en consultation à Mbandaka. Entre temps, le procureur général de l’Equateur, affirme avoir envoyé une mission d’enquête à Boende pour s’enquérir de la situation.
En attendant, le procès est déjà en instruction au parquet de Grande instance de Mbandaka.
Les femmes de Boende pour leur part se disent frustrées par le comportement de la Justice à Boende à leur égard. Elles se disent aussi déçues d’une telle attitude qui est loin d’accompagner la lutte contre les viols et les violations dont sont victimes les femmes dans le district de la Tshuapa.








