Ces éléments sont de la police militaire. Ils imposent, selon des témoignages, des amendes et même des sévices à des gens qui s’arrêtent ou téléphonent devant le bâtiment réservé au président de la République, rapporte radiookapi.net
Les trois derniers cas ont été enregistrés cette semaine. Une des victimes témoigne : « J’ai été menacée par des militaires affectés à la résidence officielle du président de la République. J’étais en communication téléphonique avec le service, ils m’ont interpellée, me disant que je ne pouvais pas continuer ma conversation. Ils sont sortis et m’ont encerclée. Ils étaient quatre éléments dont un lieutenant. Ils m’ont dit que leur boulot est de ridiculiser les gens, alors ils m’ont bousculée et m’ont emmenée jusqu’à la résidence, ma camisole soulevée. Ensuite, ils ont brandi un fouet, me disant que c’était cela le sort qui m’attendait… »
D’autres victimes ont rapporté les sévices subis devant la résidence officielle du chef de l’Etat dans la capitale diamantifère. Interrogé, le commandant de la 5e région militaire se dit indigné. Il affirme avoir donné des ordres pour que soient relevés de leur poste et mis aux arrêts les auteurs des abus récents. Ceux-ci devront répondre de leurs actes conformément aux prescrits de la loi, a rassuré le général Obed Rwibasira.
La même source ajoute qu’une note de service a été adressée au commandant de l’unité PM (Police militaire). Cette note rappelle la mission des éléments commis à la résidence officielle du président de la République, celle de sécuriser les installations de cette résidence, un point c’est tout. Dans la même note, a fait savoir le commandant le général Obed, il est expressément indiqué que la circulation et les conversations sont libres sur les voies qui entourent la résidence du chef de l’Etat.








