La mesure prise par le commissaire du district est tombée le week-end dernier. C’est la conséquence des affrontements qui ont opposé la police nationale aux habitants de la localité de Lulungu au cours d’un meeting tenu mercredi par ledit administrateur, rapporte radiookapi.net
5 personnes ont été tuées au cours de ces affrontements. Des blessés et des dégâts matériels importants ont également été enregistrés. Le commissaire du district de Kabinda, Ignace Manik Tshiput, a indiqué avoir pris cette mesure sur ordre du gouverneur de province. Il s’agit, selon lui, d’une mesure conservatoire d’une durée indéterminée.
Pour rappel, au cours du meeting de l’administrateur du territoire, un policier faisant partie de sa délégation a tiré à bout portant sur un étudiant. Celui-ci est mort sur le champ. Cet étudiant était dans un groupe d’autres camarades venus déposer un mémo à l’administrateur de Kabinda. Selon des témoins, l’administrateur du territoire a dû prendre la poudre d’escampette après l’acte de l’élément de la police. Dans les échauffourées qui s’en sont suivies, le policier dont question a été lynché par la population. Il rendit lui aussi l’âme. Au total, le bilan de ces incidents était de 5 morts.
Suspendu, l’administrateur de territoire de Kabinda estime que seule une enquête peut déterminer sa responsabilité dans des troubles intervenus au cours de sa visite d’inspection dans cette contrée. Il regrette qu’il ait appris sa suspension par la voix des ondes avant d’être notifié samedi soir.








