La haut commissaire des Nations Unies invite ainsi les défenseurs des droits de l’homme opérant en République Démocratique du Congo de faire de cet objectif leur cheval de bataille. Elle s’est exprimée mardi au cours de l’émission Dialogue entre Congolais, rapporte radiookapi.net
D’après Louise Arbour, elle a preçu des signes allants dans le sens de cette lutte au cours de son séjour en RDC. Il va donc falloir, a-t-elle poursuivi, tester la volonté réelle des autorités congolaises en la matière. Pour la haut commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme, si les institutions de la République ne fonctionnent pas bien, le peuple congolais a le devoir d’interpeller ses élus au Parlement. « Je pense que si la justice n’arrive pas, ne peut pas ou ne veut pas prendre sa place dans la gouvernance, soit par collusion avec l’exécutif, soit par manque de compétence, de moyens ou de courage, les Congolais auraient peut-être intérêt à se tourner vers le pouvoir législatif », a souligné l’hôte de la RDC.
Louise Arbour estime que les Congolais ont maintenant des élus auxquels ils doivent s’adresser et qu’ils peuvent interpeller en leur demandant par exemple des enquêtes parlementaires. Les rapports de ces enquêtes devraient être rendus publics, a-t-elle ajouté.
« Je pense que le processus démocratique a donné lieu à une importante composante du pouvoir législatif. C’est peut-être une façon de pouvoir pallier aux défaillances de la justice », a conclu la haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.









