Le gouverneur de la province du Sud-Kivu a instruit l’administrateur du territoire d’Uvira qui a annoncé cette mesure mardi. L’exploitation clandestine et les éboulements entraînant mort d’hommes dans les puits miniers ont motivé cette décision, selon l’autorité territoriale de la place, rapporte radiookapi.net
Une dizaine de personnes dont deux militaires sont morts en décembre et en mars derniers, victimes d’éboulements occasionnés par des pluies torrentielles. Selon le chef d’antenne minière d’Uvira, plus de 1000 creuseurs, exploitants artisanaux, ainsi qu’une soixantaine d’acheteurs travaillaient dans la clandestinité. La majorité de négociants venaient de Bukavu où ils revendaient 5 à 10 tonnes de cassitérite par mois. Ce qui constituait, selon lui, un manque à gagner pour l’Etat congolais.
Dans le communiqué annonçant la mesure d’interdiction d’exploitation artisanale des mines des hauts plateaux d’Uvira, l’administrateur en charge de l’économie et des finances, le commandant FARDC de la place ainsi que le chef coutumier de Bafuliiru sont chargés de son application stricte.
Contactés, certains exploitants ont dit que cette décision risque d’être mise à rude épreuve sur place à Lemera. D’après ces exploitants, l’exploitation artisanale de la cassitérite était devenue la principale activité de survie des populations locales avec le soutien de leur chef coutumier.








