4 cas en moyenne sont enregistrés chaque semaine dans la province au cours de ce semestre, selon le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) Kasaï Occidental. Cette situation inquiète cette organisation qui dénonce l’inefficacité de l’appareil judiciaire dans ce genre de dossiers, rapporte radiookapi.net
Sur 69 dossiers de viols transférés par la police aux instances judiciaires, 2 seulement ont donné lieu à une condamnation des auteurs des infractions mises à leur charge. « Nous constatons qu’il y a des dossiers judiciaires qui traînent, certains sont en instruction depuis 2005, et dans d’autres cas, les détenus bénéficient de la liberté provisoire et finissent par s’évanouir dans la nature », a indiqué Alphonse Kalonji, coordonnateur du BICE Kasaï Occidental. D’après lui, ce laissez-aller judiciaire décourage les parents des victimes et les pousse à privilégier l’arrangement à l’amiable. « Je crois qu’il y a un travail à faire au niveau de la justice. Nous nous adressons au procureur de la République pour un procès exemplaire et médiatisé à outrance pour que les viols diminuent à Kananga », a suggéré la même source. « Trop c’est trop », a ajouté Alphonse Kalonji.
Contacté, le procureur de la République, Jean Bosco Eleli, renvoie de son côté la responsabilité sur les organisations de défense des droits des enfants. Selon lui, ces ONG ne font pas le suivi des dossiers judiciaires qu’elles initient. « Je pense que c’est une incompréhension de leur part. Ils ne viennent pas suivre leurs dossiers et les abandonnent entre les mains du parquet », a rétorqué le procureur de la République de Kananga. « Ils doivent avoir confiance en nous, parce que cette fois-ci nous sommes déterminés à décourager ceux qui commettent des telles infractions », a-t-il poursuivi.




