Le ministre du Budget, Adolphe Muzitu l’a déclaré ce lundi à la suite de la demande formulée par les présidents des assemblées provinciales lors de leur réunion tenue le week-end à Matadi, dans le Bas-Congo, rapporte radiookapi.net
La rétrocession des 40 % des recettes est un droit établi par la Constitution. Réunis pendant deux jours le week-end dernier au chef-lieu de la province du Bas-Congo, les présidents des assemblées provinciales ont rappelé dimanche cette disposition. Ils ont ainsi demandé aux autorités du gouvernement central de rendre effective la retenue à la source de cette rétrocession.
Réagissant à cette demande, le ministre du Budget estime que l’application de cette disposition constitutionnelle ne peut être appliquée avant le vote et la promulgation de la loi sur la décentralisation.
« Pourquoi on ne peut pas encore rétrocéder les 40% des recettes prévues par la Constitution qui sont un droit inaliénable des provinces ? C’est parce que, jusqu’à nouvel ordre, jusqu’à la mise en place de la disposition constitutionnelle qui prévoit et la rétrocession, et le transfert des compétences, c’est le gouvernement central qui va prendre en charge l’ensemble des provinces, pour l’administration et pour la santé ainsi que d’autres domaines qui devraient revenir aux provinces », a expliqué Adolphe Muzitu.








