Théophile Posho est accusé de non respect des consignes de sa hiérarchie. Son procès a commencé ce vendredi au CPRK (Centre de Prévention et de Rééducation de Kinshasa), rapporte radiookapi.net
C’est le premier procès dans l’affaire des événements malheureux survenus dans la province du Bas-Congo en janvier dernier. Il est reproché au directeur provincial de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) de la place d’avoir passé outre les instructions de ses chefs hiérarchiques. Il aurait été instruit de demander à ses agents de quitter les installations du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK). Ce qu’il n’aurait pas exécuté.
Les avocats du prévenu sont étonnés de voir leur client comparaître seul dans cette affaire. Ils demandent par ailleurs au juge président du tribunal civil de procéder à sa libération provisoire. Pour eux, la procédure de détention est entachée d’irrégularité.
« Après l’instruction au parquet général de la République, le dossier a été fixé à la cour d’appel. Nous venons de cette audience aujourd’hui. Nous avons démontré l’irrégularité de cette arrestation, et nous avons demandé à ce que notre client soit mis en liberté provisoire, parce que la détention est une exception, et la liberté est la règle », a déclaré Me Joël Kwalangandi, l’un de ces avocats. « Nous avons demandé d’abord la liberté provisoire, parce qu’il vient de faire trois mois en prison. On aura tout le temps de continuer l’instruction », a-t-il poursuivi, ajoutant que Théophile Posho est le seul à être déféré devant la justice dans cette affaire de BDK.
Il faut signaler par ailleurs que le rapport sur les évènements du Bas Congo de janvier 2007 est en ce moment même examiné à huit clos à l’Assemblée nationale.







