Soixante-dix éléments du Groupe mobile d’intervention (GMI) affectés dans des sous commissariat de police à Gbadolite refusent de rejoindre leurs nouvelles unités. Ces policiers en provenance de Bukavu seraient entêtés par leur ancien commandant second muté à Mobayi-Mbongo, selon l’autorité de police, mairie de Gbadolite, rapporte radiookapi.net
Ces policiers auraient écrit une lettre selon la quelle leur mission de 30 jours à Gbadolite était largement dépassée. Contacté, le commandant second du G MI Lunanga Yabele affirme ne pas avoir reçu l’ordre de permettre à ces policiers de retourner à Bukavu : « … Je ne suis pas informé de cet ordre. Il y a seulement un groupe qui refuse, mais les autres continuent à prester. Sur 130 éléments, je viens de totaliser au moins 70 ce matin. Les autres sont au service. Jusque-là, cet ordre n’est pas vérifié. Nous n’avons pas de preuves sur cet ordre. Nous les sensibilisons pour qu’ils rentrent dans leur service en attendant la décision de la hiérarchie. La lettre qu’on a vue n’est qu’un télégramme en provenance de Mbandaka. Ce télégramme avait intimé l’ordre aux unités du GMI de se mixer avec celles en place ici. Maintenant, ces éléments sont en stand by en attendant l’avion… »rnPour sa part, l’inspecteur provincial de la police nationale congolaise/Equateur affirme qu’il a été saisi du dossier. Le général Léon Lukumbilo qualifie ces éléments d’inciviques : « Je suis informé de la situation. Je vais donner des instructions là-bas. Ils [les 70 éléments du GMI] n’ont pas ce droit de se regrouper. Leur solde est déjà ici à l’Equateur. Ce sont des policiers de la police nationale congolaise. Qui va les évacuer ? je vais faire appel au commandant… »





