Plus que trois semaines séparent les finalistes du secondaire de la grande épreuve de fin de cycle. Plus la fièvre monte, plus des réseaux de corruption sont organisés. C’est le cas par exemple à Gbadolite, au nord ouest de la province de l’Equateur, où un chef d’établissement est accusé d’avoir exigé de ses finalistes de l’argent pour une opération de tricherie et de corruption en leur faveur, rapporte radiookapi.net
Trois cents dollars américains, c’est la somme demandée aux finalistes de l’Institut technique commercial Kaya de Gbadolite. Cet argent devrait servir à l’opération dite « suivi de l’examen d’Etat », c’est-à-dire, à corrompre les membres du centre des épreuves de Gbadolite, ainsi que les inspecteurs du centre de correction à Kinshasa. Certains parents d’élèves ont dénoncé au grand jour cette initiative.
Informé, le ministre provincial de l’Education a ordonné l’ouverture d’une enquête. Entre temps, le préfet Lewa Pese est suspendu pour une durée indéterminée. Cette suspension provoque une explosion de joie des élèves et de leurs parents.
Cependant, le phénomène « suivi de l’examen d’Etat » aurait atteint d’autres milieux, notamment la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province. A moins de trois semaines de la tenue de l’épreuve, les candidats se battent pour réunir d’importantes sommes d’argent en dehors des frais officiels. Les chefs d’établissement nient leur implication à cette opération. Par contre, ils affirment qu’elle est une initiative des élèves eux-mêmes. Cet argent est destiné à payer la restauration des candidats à l’examen d’Etat et les frais de loyer pendant le « maquis » [Le phénomène maquis est le fait que des candidats à l’examen d’Etat se cotisent pour louer un endroit où ils préparent ensemble et dans la sérénité les épreuves de fin du cycle secondaire. Ce terme désigne à la fois cet endroit et le temps qu’on y passe]… et l’organisation d’un bal d’au revoir après l’examen d’Etat.







