C’est ce que demande le collectif des ONG des droits de l’homme de la province. C’est dans le cadre des manifestations commémoratives du 7e anniversaire de cette guerre. En 2000, des affrontements avaient eu lieu pendant 6 jours entre les armées rwandaises et ougandaises en pleine ville de Kisangani, rappelle radiookapi.net
Les organisations de la société civile de Kisangani appellent le gouvernement congolais à mettre tout en oeuvre pour que les auteurs internes et externes de la guerre de 6 jours soient traduits en justice.
La commémoration de ce 7e anniversaire a été marqué de 3 temps forts : la célébration d’une messe au collège Mayele, le dépôt d’une gerbe de fleur au cimetière des victimes et une conférence débat.
Au cours de cette dernière, les organisateurs se sont dits choqués par la banalisation et l’irresponsabilité, tant du gouvernement central que provincial. Notamment au sujet de la réparation de tous les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par le Rwanda et l’Ouganda pendant la guerre de 6 jours.
Les organisateurs déplorent le fait qu’aucune poursuite pénale n’ait été engagée jusqu’à présent. Même pas vis à vis des auteurs et complices congolais, dont certains se retrouvent dans les arènes du pouvoir.
Les groupes Justice et libération et Lotus, ainsi que l’Union nationale de la presse/Province orientale, affirment que le droit interne et international dispose d’instruments nécessaires pour réprimer ces crimes. Selon eux, c’est juste une question de volonté politique.
Ces affrontements avaient fait plus d’un millier de victimes comptabilisées. Ce bilan n’inclut ni les militaires, ni les personnes disparues. Plusieurs infrastructures, dont la cathédrale de Kisangani, avaient été détruites pas des bombes. Des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et du dialogue inter congolais ont été votées pour arriver à une réparation. Aucune d’entre elles n’a encore aboutit, selon ces organisations de la société civile.







