Les commerçants ambulants dans le secteur de Lulenge se plaignent des tracasseries et rançonnement. Ces faits sont attribués aux éléments FARDC et aux rebelles hutus rwandais, rapporte radiookapi.net
Selon certains commerçants, des taxes sont prélevées en nature sur les colis du riz, l’arachide, le manioc et l’huile de palme. Ces prélèvements cause un manque à gagner pour ces commerçants. Ils font de longs trajets à Vélo entre Lulimba, en territoire de Fizi et Kasongo, en province du Maniema.
À Kilembwe vers Salamabila, à 350 Kms au Sud Ouest d’Uvira, l’un d’entre eux ne cache pas son mécontentement : « Nous sommes déçus des souffrances que nous subissons ici. Nous venons de Kasongo pour revendre nos denrées ici et avoir un peu d’argent, de l’huile de palme, du riz, de l’arachide, mais nous sommes tracassés. A partir du croisement des chemins près de Kilembwe jusqu’à Lwiko, il y a 3 barrières. De Maembe, Kasanga jusqu’à Lulimba, il existe 6 barrières au total. Comment allons nous réaliser des bénéfices après la vente. Trois verres du riz et du sel pour un sac à chaque barrière. Nous retrouvons des militaires en armes dans leurs positions. Nous ne pouvons pas reconnaître les militaires congolais et les rebelles rwandais parce qu’ils sont tous vêtus de la même manière, mais je pense que ce sont nos militaires parce que leurs commandants passent de fois par là et voient comment ils nous rançonnent », s’est-il plaint.
Pour sa part, le commandant de la 115e brigade non brassée de Kilembwe-Lulenge, le lieutenant colonel Apolosa, ne reconnaît pas ces accusations. Selon lui, aucune plainte de ces commerçants ne lui est parvenue. Ses militaires érigent des barrières dans le cadre du travail reconnu aux militaires pour assurer la sécurité sur les zones dangereuses : « A chaque fois que nous nous réunissons en conseil local de sécurité, s’il y a un problème de sécurité, nous essayons d’en parler une fois pour toute et d’en trouver des solutions. Tout militaire qui commet des gaffes est arrêté et nous le transférons à qui de droit », a-il répondu.
Le commandant FARDC avait invité le commandant FDLR de la localité de Makola, près de Kilembwe. Il lui avait demandé d’interdire le port d’armes des éléments FDLR sur les places publiques. Cet ordre ne semble pas s’exécuter sur le terrain. Au marché de Lulimba, sur la route vers Misisi et Kilembwe, un convoi de la Monuc en mission dans la région a observé encore des armes circuler la semaine dernière.







