La Fédération des Entreprises du Congo tire la sonnette d’alarme. Selon elle, ce sont les expatriés qui sont les principales victimes des harcèlements de certains services de l’Etat, rapporte radioookapi.net
C’était au cours d’une réunion tenue jeudi avec les opérateurs économiques de Kisangani. Le président de la Fec/Province Orientale, Raymond Mokeni, a désigné nommément les services tels que la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations, DGRAD, l’Agence Nationale de Renseignement, ANR, l’Institut National de Sécurité Sociale, INSS, la Direction Générale de Migration, DGM, l’Environnement ainsi que le service de la quarantaine et d’hygiène.
Le président provincial de la Fédérations des Entreprises du Congo, Raymond Mokeni, se dit préoccupé par cette situation. Il parle de harcèlements des opérateurs économiques par certains services de l’Etats. Ces derniers, selon lui, se livrent à la perception parallèle des taxes. « Nous avons noté avec beaucoup de regret que l’environnement, le service de quarantaine et le service d’hygiène, en plus des services de DGM, l’ANR, la DGRAD, font le même travail à l’Onatra. Alors, l’INSS ne veut plus entendre parler des paiements qu’on a effectués auprès de l’INSS pendant la rébellion. Donc l’opérateur économique doit payer doublement. »
La plupart des responsables des services cités disent ne pas être au courant de cette situation. Ils précisent néanmoins que si ces accusations se vérifient, les agents incriminés seront sanctionnés conformément à la loi.
Le directeur provincial de l’INSS, Anicet Tshovu Mwamba, dit n’appliquer que la loi. Il rejette l’idée d’une tracasserie quelconque. « D’abord je m’inscris en faux par rapport à cette déclaration. Quelques uns sont des employeurs récalcitrants, qui n’ont pas répondu à toutes les invitations de l’INSS et qui ne respectent pas les dispositions légales en matière de cotisation de paiement et de déclaration. Ils font en ce moment l’objet d’un recouvrement forcé ».
Le président provincial de la Fec promet de saisir le gouvernement, aussi bien provincial que central, pour mettre fin à cette confusion.







