Dilolo : les transporteurs en conflit avec l’Ofida

Le comité des transporteurs est en conflit avec l’Office de Douane et Accises, basé à la frontière de l’angola. Ce comité estime que l’Ofida ne respecte pas la nomenclature des prix en matière d’importation des hydrocarbures, rapporte radiookapi.net

D’après le président du comité des transporteurs, Thomas Tshombe, ils sont obligés de payer 20.000 FC (40 USD) pour chaque bidon de 20 litres de mazout en provenance de l’Angola. Ce qui, selon lui, ne se fait pas à la frontière de Kasumbalesa. « Vous imaginez le prix du carburant s’il faut payer 40 à 50 USD quand il entre au Congo ! Quand j’étais souvent à Kasumbalesa, un ou deux bidons de 100 [litres], vous ne le payiez pas. Donc, on ne favorise pas la classe moyenne. C’est ainsi que nous demandons que la nomenclature du pays soit respectée au niveau de la frontière en territoire de Dilolo. Un bidon de 20 litres est payé 20.000FC, alors que ce sont des gagne petit qui utilisent ces bidons de 20 litres. Quand c’est un fus, vous négociez. C’est-à-dire que ça varie entre 40 et 50 USD. Ce sont des choses tout à fait inimaginables dans notre pays. »

L’Ofida rejette ces allégations. Selon Felix Koji, agent des taxes à l’Ofida Dilolo, les prix appliqués sont 3 fois moins élevés que les anciens, imposés par l’entité de Dilolo. Il souligne aussi que, pour les responsables de l’Angola, ces produits quittent le territoire angolais frauduleusement. « Depuis que la zone a été ouverte, nous avons pris les taxes que nous avions trouvé sur place, qui étaient fixées par les services qui nous avaient précédé. Nous avons même rabattu les taxes. Autrefois, les taxes étaient 2 ou 3 fois plus élevée qu’aujourd’hui. En ce qui concerne la problématique des produits des hydrocarbures, nous n’avons pas l’autorisation d’importer ces produits là. Plusieurs fois, on nous a demandé de chercher des exploitants potentiels pour qu’ils puissent entrer en possession de licences des pays voisins afin qu’ils importent ce produit. Quand le mazout arrive chez nous, nous constatons qu’il y a beaucoup de failles parce que ça entre d’une façon qu’eux-mêmes, les pays exploitants de ces produits là, considèrent que c’est de la fraude chez eux. »