Le président congolais Joseph Kabila et son homologue ougandais Yoweri Museveni ont signé des accords samedi dernier à Arusha en Tanzanie. Selon Joseph Kabila, la signature de ces accords témoigne de la détermination des deux Etats à changer l’image de l’Afrique noire, rapporte radiookapi.net
Pour Joseph Kabila, chef de l’Etat congolais, les accords signés témoignent de la volonté des deux présidents à restaurer la paix dans les Grands lacs. « Finalement, les accords d’aujourd’hui constituent un nouveau repère dans un très long voyage qui n’a pas commencé aujourd’hui. La signature de ces accords est le témoignage de la détermination du président Museveni et de moi-même de changer l’image des africains noirs qui se battent toujours. Nous sommes déterminés à faire en sorte qu’une paix et une stabilité durable règne dans la région des Grands lacs et, par conséquent, entre nos deux pays. »
Le président Ougandais, Museveni, se dit aussi satisfait de la signature de ces accords. « Avec les processus de démocratisation en RDC et en Ouganda, je suis sûr que nous sommes à la fin de ce conflit, parce que nous avons maintenant des gouvernements élus qui sont responsables devant leurs peuples. Et les gouvernements élus ne peuvent pas entretenir une insécurité incessante au risque de ne pas être voté de nouveau.
Pour rappel, l’Ouganda et la République Démocratique du Congo ont signé des accords à l’issue d’un sommet visant le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. Ils se sont, entre autres, engagés à procéder à une exploitation commune du pétrole du lac Albert.
Sur le plan sécuritaire, l’Ouganda s’engage à appuyer la RDC dans la lutte contre les forces négatives présentes dans son territoire et à soutenir le processus DDR. Les deux pays se sont convenus à n’accorder ni soutien ni asile aux réfractaires à ce processus. L’Ouganda doit également retirer ses troupes présentes dans les localités congolaises, notamment à Mahagi ou à Rukwanzi. Cela, conformément au principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.
Du point de vue diplomatique, les deux pays ont décidé de relever leurs représentations diplomatiques dans les rangs des ambassades. Les nominations et échanges des ambassadeurs devront intervenir dans les prochains jours.
Une commission mixte sera mise sur pied pour permettre le suivi régulier du mécanisme d’application de ces accords.







